
Tous les artistes ou presque vous diront qu’ils ne savent pas vraiment ce qui les amène à créer. Daniel Carbray n’est pas l’exception. Difficile de comprendre ce désir absolu de travailler la matière , de la sculpter et pourquoi de telle façon plutôt que de telle autre… C’est sans compter l’inspiration. D’où vient-elle en effet ?
Daniel n’a pas toujours une idée précise de ce qu’il va créer quand il s’installe à sa table. Ses mains assemblent pour souvent « désassembler ». Parfois, l’alignement des tiges d’acier montrera le chemin au sculpteur… D’autres fois, la démarche se voudra plus facile et le tout sera construit aisément. A la base, il y a le plaisir de jouer avec les composants de ce qui sera l’oeuvre, de défier la « physique », de voir l’objet enfin prendre sa place dans l’espace et d’observer ses ombres sur les murs de l’atelier. Peut-il dire que ses mains font le travail avant que la tête n’ait entièrement pensé l’oeuvre ?
Étrangement, oui.
